Le message de Marie Florence Ahou Cadre de Tiebissou: » Si Pâques est un moment sacré qui exige
recueillement, Paquinou, lui s’assimile a des instants de retrouvailles, mais aussi de responsabilité. » Voici
Pâques. Les chrétiens diront Vive le Christ Ressuscité. Les Baoulé ivres de joie ajouteront: Paquinou de
cette année, » c’est gâté au village. » Les deux événements constituent à n’en point douter de grands
moments à cette période de l’année. Nous avons rencontre une dame d’ethnie baoulé, Cadre de
Tiebissou qui a commenté cette double fête très attendue par les populations ivoiriennes. Aussi, Marie
Florence Ahou puisque c’est d’elle qu’il s’agit, Conseillère Régionale du Bélier, Présidente de la
Commission Économique. Finances et Budget, Présidente de l’AREKA l’Association des Ressortissants de
Koubi (village communal de Tiebissou) a Abidjan, de son état, s’est-elle prononcé sur la Pâques
Chrétienne et Paquinou des Baoulé en ces termes: » Message à l’occasion de Pâques et de Paquinou » La
Semaine Sainte n’est pas un simple moment de fête. C’est un temps de vérité. Le retour massif vers nos
terres, notamment à Tiébissou, n’est pas un hasard : c’est le signe que, malgré la modernité, nous restons
profondément attachés à nos racines. Mais soyons clairs : Pâques est un moment sacré. C’est la victoire
de la Vie sur la mort. Cela exige recueillement, foi et conscience. Paquinou, quant à lui, est une richesse
culturelle. Un moment de retrouvailles, de joie, mais aussi de responsabilité. Car Paquinou ne doit pas être
une simple parenthèse festive. C’est un rendez-vous stratégique. En tant que Conseillère Régionale et
Présidente de l’Association des Ressortissants de Koubi à Abidjan ( AREKA) , je le dis avec conviction :
C’est dans ces moments que doivent naître les décisions fortes, les idées utiles, les engagements concrets
pour le développement de nos villages. Aux chrétiens : Ne diluez pas le sens de Pâques dans le bruit des
réjouissances. Aux Baoulé : Ne réduisons pas Paquinou à la fête. Faisons-en un levier de transformation.
Notre mot de fin est celui-ci: Notre force, ce n’est pas seulement de nous retrouver. C’est de savoir
pourquoi nous nous retrouvons. Faisons de cette période un tournant. Pour notre foi. Pour nos valeurs.
Et pour l’avenir de nos communautés. «
