L'honorable Ange Felix N'Dakpri nouveau député de Toumodi sous-préfecture et député parlementaire Cedeao

International du Livre d’Abidjan ).Il est aussi Député de la Nation et

Député Communautaire CEDEAO. L’honorable répond a nos questions

en souhaitant Bon Vent aux Éléphants en Coupe du Monde.

Anges Felix N’Dakpri est le Commissaire Général du SILA ( Salon

Honorable, qu’est-ce que vous avez apporté au SILA depuis votre avènement et qu’est-ce que vous avez gagné avec le SILA ?

C’est toujours un plaisir renouvelé de se retrouver sur le plateau de la RTI

pour partager la dynamique d’un projet aussi structurant pour notre pays

et notre continent. Ce que nous avons essayé d’apporter au SILA, sous le

regard bienveillant de nos autorités institutionnelles, et avec toute notre

équipe et les partenaires, c’est avant tout une dimension de diplomatie

culturelle et de professionnalisation accrue. Nous avons œuvré à faire

passer le SILA d’un simple marché du livre à une véritable plateforme

d’influence sous-régionale et internationale. Cela s’est traduit par

l’institutionnalisation des pays invités d’honneur, l’auteur à l’honneur, la

ville-hôte et le renforcement du programme professionnel, et une

ouverture plus grande vers la jeunesse et les milieux scolaires. L’édition

qui vient de s’achever a d’ailleurs confirmé cette trajectoire d’excellence

et de maturité.Quant à ce que j’ai « gagné », la réponse est avant tout

humaine et morale. Le SILA m’a offert une formidable leçon de résilience

et de foi en l’esprit africain. Gagner la confiance des écrivains, des

éditeurs, des décideurs politiques et surtout voir l’étincelle de la lecture

dans les yeux d’un enfant : voilà ma plus belle rémunération. Le SILA m’a

enrichi d’un réseau unique et m’a conforté dans l’idée que le livre reste le

plus puissant vecteur de développement socio-économique et

d’émancipation pour notre continent. Monsieur Anges Félix N’Dakpri,

après avoir été élu député de la sous-préfecture de Toumodi, vous vous

êtes retrouvé député communautaire au sein de 6e législature du

Parlement de la CEDEAO.

Pouvez-vous nous éclairer sur ce que vous faites à Abuja ?

C’est une question légitime, car les institutions régionales semblent

parfois éloignées du quotidien de nos concitoyens. Pourtant, il y a un lien

direct entre mon mandat de Député de la Nation et ma mission à Abuja.

On ne peut pas dissocier le développement local de l’intégration

régionale.À Abuja, au sein de ce parlement communautaire et fédéral,

notre rôle est d’être la voix des peuples de l’espace CEDEAO. Nous

travaillons à l’harmonisation des politiques publiques entre nos États

membres dans des secteurs cruciaux : la libre circulation des personnes

et des biens, la sécurité, l’agriculture, ou encore l’autonomisation des

jeunes et des femmes. En tant que parlementaires, nous examinons et

émettons des avis sur les budgets et les grands projets communautaires

pour veiller à ce qu’ils impactent positivement la vie de nos populations.

Pour le député que je suis, siéger à Abuja est une opportunité d’élargir les

horizons en matière de culture, d’éducation et de formation. C’est porter

nos réalités locales au niveau régional, tout en ramenant les opportunités

de la CEDEAO au plus près de nos communautés, dans une pure

démarche de gouvernance de proximité. Nous construisons l’Afrique des

peuples, et cela commence par nos zones rurales.Tous les Ivoiriens sont

focus sur l’événement planétaire qu’est la Coupe du Monde.

Un mot pour nos pachydermes et pour tous les passionnés du ballon rond.

Ce soir, à 23 heures, le cœur de toute la Nation va battre à l’unisson. Le

football a ce pouvoir magique de transcender nos différences et de nous

rassembler sous un seul et même drapeau : l’Orange, le Blanc et le Vert.

À nos Éléphants, je veux dire ceci : vous portez sur vos épaules les

espoirs, la fierté et la ferveur de plus de 30 millions d’Ivoiriens, mais aussi

de millions d’Africains. Face à l’Équateur, ce premier match est capital.

Entrez sur la pelouse avec cette rage de vaincre, cette solidarité et ce

« découragement qui n’est pas ivoirien ». Nous connaissons votre talent,

votre courage, et nous savons que vous honorerez la patrie.À tous les

passionnés du ballon rond et à toutes les familles ivoiriennes, je souhaite

une excellente Coupe du Monde. Que ce grand rendez-vous sportif soit

une fête de la paix, de la cohésion et de la joie partagée. Restons

mobilisés, poussons nos Pachydermes jusqu’au bout. Allez les Éléphants

! La Côte d’Ivoire est fière de vous et croit en vous !

Mienmo

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