À peine investi le président de l’Union des Artisans Professionnels du Bois de Côte d’Ivoire (UAPB-CI),
Koffi Kouadio Guy a lancé un vibrant appel aux pouvoirs publics pour sauver une filière en difficulté. Lors
d’une rencontre dans ses bureaux de Toumodi, le président de l’UAPB-CI également à la tête de la
Chambre Régionale de Métiers de Yamoussoukro a exhorté l’État à engager un dialogue tripartite entre le
ministère des Eaux et Forêts, les industriels du bois et les artisans. Objectif : améliorer l’accès à la matière
première, réguler les prix et préserver les emplois. L’organisation, qui regroupe plus de 1 500 artisans à
travers le pays, entend faire du reboisement une priorité nationale. Pour Koffi Kouadio Guy, cette
démarche vise à la fois à lutter contre les effets du changement climatique et à garantir la pérennité des
métiers du bois. Il rappelle que dans les années 1960, le bois constituait l’une des principales richesses
économiques du pays, mais que l’exploitation intensive sans replantation suffisante a fragilisé la filière. Le
président a dénoncé les difficultés d’approvisionnement, liées notamment à l’exportation massive de la
production nationale. Ce manque pousse certains professionnels vers le sciage clandestin, une pratique
illégale passible de lourdes sanctions. Il appelle les artisans à respecter la réglementation en obtenant les
agréments nécessaires et en s’approvisionnant uniquement auprès des circuits autorisés. Pour faciliter
l’accès au bois, l’UAPB-CI propose la création de centrales d’achat régionales, particulièrement dans les
zones éloignées des scieries, où les coûts de transport restent élevés. Enfin, Koffi Kouadio Guy a invité
chaque Ivoirien à contribuer à l’effort de reboisement en plantant un arbre, rappelant que « le bois, c’est
la vie ». Une action symbolique mais essentielle pour préserver les ressources forestières et assurer
l’avenir de toute la filière.
Mienmo
