The towers of Eskom Power plant are seen in Hendrina on February 22, 2018. - The name of Eskom, Africa's largest electricity company, has become synonymous with the worst corruption scandals in South Africa and the utility could well become the final nail in the political coffin of President Jacob Zuma (Photo by MARCO LONGARI / AFP)

La première puissance industrielle du continent est frappée par des coupures d’électricité à répétition, dues à la mise en place d’un calendrier d’entretien strict sur un réseau vieillissant.

Le réseau électrique de la première puissance industrielle d’Afrique est au bord du gouffre. Les Sud-Africains ont déjà passé la majeure partie de l’hiver austral à jongler avec les coupures de courant. En général, deux à quatre heures par jour. Ils ont appris à faire avec, ou plutôt sans. Dimanche 18 septembre, la crise a pris une tout autre ampleur. Après une interminable série d’avaries, la compagnie publique d’électricité Eskom a annoncé la mise en œuvre d’un niveau de délestage pratiquement inédit, alors que ses capacités de production énergétique sont réduites à peau de chagrin.

A Johannesburg, l’électricité est coupée près de dix à douze heures par jour. « Nous présentons nos excuses aux Sud-Africains », a déclaré le patron d’Eskom, André de Ruyter, au cours d’une conférence de presse convoquée en urgence peu après l’annonce. Déjà privée en partie de sa centrale nucléaire de Koeberg (sud-ouest), l’un des piliers du réseau, en raison d’une panne mécanique, la compagnie a dû se résoudre à mettre en œuvre le niveau 6 de délestage, sur 8, à la suite d’une nouvelle avarie dans l’une de ses centrales à charbon.

Elles sont devenues légion : en seulement sept jours, du 3 au 11 septembre, Eskom a dû faire face à plus d’une quarantaine de pannes sur son parc vieillissant, obligeant la compagnie à réduire sa capacité de production de 50 %. « C’est un fait que la plupart de nos centrales ne sont pas en bon état », a reconnu le directeur de l’exploitation de la compagnie, Jan Oberholzer, au cours de la conférence. Vieilles d’une quarantaine d’années pour la plupart, les centrales à charbon sud-africaines ont longtemps souffert d’un manque de maintenance, sur fond de corruption massive et de gestion désastreuse.

NK

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