Docteur Beugre Sidonie: » La mère est le laboratoire divin dans lequel tout être humain est façonné avant
sa venue sur terre. La mère est un être sacré, il importe d’éviter d’avoir maille a partir avec elle, car le faire,
met généralement mal à l’aise tout enfant qui s’y aventure. « La fête des mères a donné l’occasion a une
spécialiste de la chose féminine de se prononcer sur ladite fête. Dans cette interview, Docteur Beugre
Sidonie parle de l’engouement que la fête des mères suscite, donne la définition de la notion de mère en
mentionnant la nuance entre mère et maman. Elle finit en appelant a vénérer la mère. Car elle est tout.
Présentez-vous à nos lecteurs?
Je suis Grahon Marie Thérèse Sidonie BEUGRE épse. KONAN. Enseignant-Chercheur au Département de
Philosophie, de l’Unité de Formation et de Recherche Sciences de l’Homme et de la Société, Université
Félix HOUPHOUET-BOIGNY. Je suis par ailleurs la Présidente Fondatrice de l’Organisation Solidarité pour
Etudiante (O.S.E.). Ex- Planificatrice aux Jeux de la Francophonie, Abidjan 2017. Ex-Chroniqueuse en
Leadership féminin à l’ émission 100/100 Femme, sur RTI 2.
Vous êtes une figure emblématique des questions du monde féminin. Quelle est la singularité de la fête des mères pour susciter tant de passion dans la société ?
L’engouement que revêt la Fête des mères et la passion que celle-ci suscite, proviennent du fait que la
mère, laboratoire divin dans lequel tout être humain est façonné avant sa venue sur cette terre. Il y a un
lien ombilical et affectif entre la mère et l’enfant, même devenu adulte. Cette célébration est un
hommage aux sacrifices, à l’attention et à l’amour inconditionnel souvent associés à ce rôle de mère.
Docteur Beugré, est-ce qu’être femme veut dire automatiquement qu’on est mère?
Non, être une femme, ne veut pas forcément dire qu’on est mère, même si ces deux concepts ont
longtemps fait l’objet d’amalgame dans nos sociétés.
Comment définissez-vous la notion de « mère »?
En effet, être une femme est une identité de genre, un état d’être. Tandis qu’être mère est un rôle social,
biologique ou parental, lié à l’éducation ou à la naissance d’un enfant. La femme le devient si et
seulement si elle choisit ou a la capacité de donner la vie, d’adopter, ou d’élever des enfants.
Dites-nous, quelle est la nuance entre « ma mère « et » ma maman »?
La mère est un terme, biologique et administratif qui découle du langage soutenu ou courant. Il désigne
avec une certaine distance objective celle qui a donné la vie. Il est fréquemment utilisé à l’âge adulte. La
maman est une notion affective intime et familière. Elle est porteuse d’une charge émotionnelle qui
rappelle le monde de l’enfance.
La mère se fête avec solennité. Pourtant le jour de la fête des pères passe sous silence. A votre avis, pourquoi il en est ainsi?
Contrairement à la fête des mères, souvent officialisée par de grandes lois, la fête des pères a une origine
plus récente. Il est à noter que sur le plan sociologique, le lien charnel et affectif avec la mère est de
coutume, perçu comme originel, éternel, et nourricier; ce qui rend l’hommage maternel, plus spontané,
passionné et universel.
Avez-vous un souvenir fort d’un moment de votre vie ou vous vous êtes peut-être disputé avec votre mère. Comment est-ce que vous vous êtes sentie?
La mère étant un être sacré, il importe d’éviter d’avoir maille à partir avec elle, car le faire, met
généralement mal à l’aise tout enfant qui s’y aventure.
Avez-vous un message pour les mères ?
Bonne fête à toutes les mères du monde! Singulièrement à celles qui donnent la vie, qui élèvent avec
amour, et à ces mamans qui attisent notre créativité, nous incitent à agir avec courage et douceur au
quotidien. Vous êtes des êtres uniques.
Votre mot de fin?
La mère étant la première philosophe de l’enfant, sa première école et son abri. La célébrer est un devoir
divin. C’est en ce sens qu’Abraham Lincoln affirme: « Tout ce que je suis, ou que j’espère devenir un jour, je
le dois à ma mère. »
Dos
