Point de presse du député Ange Félix N’Dakpri : L’unité, la modernisation du parti, la réforme au niveau des délégations et l’orpaillage clandestin au cœur des échanges.
Vous avez accueilli le Secrétaire exécutif en chef du PDCI-RDA, Yapo Yapo Calice, lors de sa tournée à Toumodi. Après son intervention, pensez-vous que le parti traverse désormais une période plus sereine et mieux préparée pour les échéances électorales à venir ?
Absolument. Le PDCI-RDA aborde aujourd’hui une nouvelle étape de son histoire avec davantage de sérénité et de responsabilité. À l’approche des élections municipales, régionales et sénatoriales de 2028, puis des législatives et de la présidentielle de 2030, notre parti doit tirer les leçons de son parcours.
Avec près de 80 ans d’existence, plus de trois décennies après la disparition du Président Félix Houphouët-Boigny et près de 27 ans passés dans l’opposition, il est temps de nous rassembler autour de l’essentiel : la reconquête démocratique du pouvoir. Cela passe par l’unité, le dialogue et le respect de nos textes. Tous les militants doivent se retrouver autour du président du parti, Cheick Tidjane Thiam, souverainement élu par la base.
Devant les militants, Yapo Yapo Calice a affirmé que désormais ce sont les militants eux-mêmes qui choisiront leurs candidats. Que vous inspire cette orientation ?
C’est une avancée démocratique majeure. Cette décision redonne toute sa place à la base militante et renforce la légitimité des candidats.
D’abord, un candidat choisi par les militants bénéficie d’une réelle adhésion populaire et d’un solide ancrage local. Ensuite, cette démarche réduit les frustrations liées aux désignations imposées et favorise la cohésion interne. Enfin, elle accroît la mobilisation, car les militants s’engagent davantage lorsqu’ils participent directement au choix de leurs représentants.
C’est la traduction concrète de la vision du président Cheick Tidjane Thiam : un parti moderne, participatif et profondément démocratique.
Le PDCI-RDA envisage une réforme de ses délégations locales. En quoi consiste précisément cette réforme ?
Cette réforme vise la création de nouvelles délégations, sections et comités de base afin de renforcer la présence du parti sur l’ensemble du territoire.
L’objectif est d’améliorer le maillage territorial et de rapprocher davantage le parti des populations et des militants. Il s’agit également d’adapter notre organisation aux évolutions démographiques, sociales et politiques que connaît la Côte d’Ivoire.
Comment voyez-vous l’avenir du PDCI-RDA et quel message adressez-vous aux militants ?
J’aborde l’avenir du PDCI-RDA avec confiance et détermination. Notre parti dispose d’un héritage politique exceptionnel tout en démontrant sa capacité à se renouveler pour répondre aux attentes des nouvelles générations.
J’invite les militants à privilégier l’unité, la discipline et le travail. C’est en restant rassemblés et solidaires que nous transformerons nos ambitions en victoires électorales.
L’orpaillage clandestin constitue aujourd’hui une préoccupation nationale. Votre circonscription est-elle concernée et quelles solutions préconisez-vous ?
Comme de nombreuses localités du pays, notre circonscription subit également les conséquences de l’orpaillage clandestin.
Pourtant, les ressources minières devraient être un levier de développement et non une source de détresse pour les populations. Elles doivent contribuer à financer l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes ainsi que les infrastructures de base.
Deux actions me paraissent indispensables. La première consiste à responsabiliser les opérateurs légaux afin qu’ils participent davantage au développement des communautés locales. La seconde est de faire respecter rigoureusement la loi contre les exploitants clandestins. À cet égard, je salue la décision du gouvernement de suspendre temporairement certaines activités minières et j’appelle à une application stricte de cette mesure.
Vous avez récemment distribué des kits scolaires aux élèves du département de Toumodi. Quelles sont les motivations de cette initiative ?
L’éducation a toujours occupé une place centrale dans mon engagement. Cette opération, réalisée en partenariat avec les IEPP de Toumodi, Kokumbo et Djékanou, avait pour principal objectif de soutenir les familles confrontées aux dépenses importantes de la rentrée scolaire.
Nous souhaitons également promouvoir l’égalité des chances en permettant à chaque enfant d’accéder à de meilleures conditions d’apprentissage, quel que soit son lieu de résidence.
Au-delà de l’aide immédiate, il s’agit d’un investissement dans l’avenir. Les élèves d’aujourd’hui seront les acteurs du développement de demain. Notre responsabilité est de leur donner les meilleures chances de réussite.
L’action politique ne doit pas se limiter aux institutions ; elle doit aussi se traduire sur le terrain par des actes concrets de solidarité.
Votre mot de la fin ?
Je tiens à remercier chaleureusement le Secrétaire exécutif en chef, Yapo Yapo Calice, pour son message de mobilisation et de rassemblement adressé aux militants de Toumodi.
J’adresse également ma gratitude aux populations de Toumodi, Kokumbo, Kpouèbo, Angoda, Bonikro et Djékanou pour leur confiance et leur engagement.
Le PDCI-RDA demeure une grande famille politique, forte de son histoire et tournée vers l’avenir. Plus que jamais, l’heure est à l’unité, à la reconstruction et à la préparation des futures échéances électorales dans l’intérêt de tous les Ivoiriens.
Mienmo
