Monsieur Kouassi Simon Membre du Bureau Politique du PDCI RDA

Dans un entretien exclusif, Kouassi Simon, cadre du PDCI-RDA et membre du Bureau politique, revient sur

les crises internes qui secouent le parti. Entre contestations judiciaires, débats sur la gouvernance et

tensions autour de la direction, il appelle à privilégier le dialogue, à respecter les textes et à préserver

l’unité du « vieux parti » à l’approche des prochaines échéances électorales.

Comment percevez-vous les crises internes actuelles au sein du PDCI-RDA ?

Le PDCI-RDA est un parti historique habitué aux débats et aux sensibilités diverses. Pour Kouassi Simon,

ces divergences ne sont pas une faiblesse tant qu’elles respectent les textes et l’intérêt supérieur du parti.

Ce qui est préoccupant, c’est lorsque les ambitions personnelles menacent la cohésion. Les instances et

les statuts doivent rester les mécanismes de régulation, et les cadres doivent privilégier l’apaisement.

Quelles solutions pour calmer les tensions ?

La clé, selon lui, est le dialogue et le retour aux textes. Les statuts et le règlement intérieur doivent guider

la recherche de solutions. La direction doit rassurer, les cadres faire preuve de responsabilité et les

militants éviter les affrontements. L’unité ne signifie pas l’absence de débat, mais la capacité à rester

soudés autour de l’essentiel.

Quel avenir pour le PDCI-RDA à l’approche des élections ?

Optimiste, Kouassi Simon estime que l’histoire et l’implantation nationale du parti sont des atouts, mais

insuffisants. Il appelle à la modernisation, à la mobilisation des jeunes et des femmes et à la présentation

d’un projet de société crédible, centré sur les préoccupations quotidiennes des Ivoiriens : emploi, coût de

la vie, éducation, santé, agriculture, logement et sécurité.

Quel message adressez-vous à la grande famille du PDCI-RDA ?

Il exhorte les dirigeants à privilégier le dialogue, les cadres à assumer leurs responsabilités, les jeunes à

s’engager et les femmes à renforcer la mobilisation. Aux militants, il rappelle que les désaccords ne

doivent pas se transformer en adversité : « Le PDCI-RDA est plus grand que chacun d’entre nous. Les

hommes passent, mais le parti demeure. »

Votre mot de fin ?

Kouassi Simon invite les militants à garder confiance et à faire preuve de sagesse. L’unité, le respect des

textes et l’écoute des populations doivent rester les priorités. Il conclut : « Ne laissons pas nos

divergences d’aujourd’hui compromettre notre avenir commun. Transmettons aux générations futures un

parti plus fort, plus uni et toujours au service de la Côte d’Ivoire. »

Mienmo

By press