Les échanges reprennent sur la place financière de Harare, ce lundi, après plus d’un mois d’arrêt, mais certaines valeurs internationales restent interdites. C’est le cas de Old Mutual. Le géant britannique de l’assurance est en effet visé par une suspension prolongée.L’unité de renseignement financier du pays d’Afrique australe lui reproche d’être à l’origine des spéculations qui ont fortement déstabilisé le dollar zimbabwéen. En cause, le « Old Mutual Implied Rate ».

Selon les enquêteurs, ce taux qui compare les valeurs de l’action Old Mutual à Londres et Harare, et qui permet ainsi d’estimer le taux de change entre le dollar zimbabwéen et les autres devises, a alimenté des pratiques frauduleuses sur les marchés parallèles, ce qui a conduit à une très forte dichotomie par rapport au marché officiel. Les conséquences se sont traduites, dans la vie quotidienne des Zimbabwéens, par la flambée des prix. Celui du pain a ainsi doublé et celui de l’essence triplé.

La réouverture de la Bourse de Harare ne met pas fin à la volatilité de la devise zimbabwéenne dont le comportement erratique est l’un des indicateurs importants de la grave crise économique que connaît le pays, depuis près de 20 ans.

Avant la fermeture de la Bourse, fin juin, le taux de change dollar américain par rapport à la devise locale, officiellement fixé à 57 dollars zimbabwéens, a dévissé jusqu’à 100, à cause des pratiques frauduleuses, selon le secrétaire à l’Information Nick Mangwana.

source: RFI