Le nouveau calendrier électoral a été adopté par la Céni au début du mois. Il reporte les élections législatives au 24 octobre 2021, soit six ans après la fin du mandat des députés. Une coalition de 60 partis a soutenu cette semaine publiquement ces nouvelles dates, tandis que d’autres estiment qu’elles ne sont pas tenables.Les élections législatives doivent se tenir en 2021 pour François Iré Kertoumar, coordinateur de l’Actus, l’un des 60 partis de la coalition soutenant le nouveau calendrier publié par la Céni. Selon lui, un nouveau report ne ferait qu’avantager le pouvoir.

« Ceux qui ne veulent pas aller aux élections, nous savons qu’ils font le jeu du pouvoir, parce que les députés actuels arrangent le pouvoir actuel. Toutes les lois sont votées, à main levée, et ça passe sans problème. ll faut aller aux élections. »

Mais les opposants sont divisés. Pour Saleh Kebzabo, président de l’Union pour la démocratie et le renouveau, les problèmes techniques du recensement et de la révision du fichier électoral doivent être réglés avant octobre 2021, date des législatives. Il ne comprend pas les arguments de la coalition.

« On les connaît tous, personne n’a élevé la voix pendant un an, deux ans, cinq ans, pour attaquer le régime sur la mauvaise gouvernance y compris électorale, et je crois que c’est la question la plus importante. Ils ne peuvent pas passer outre cela, et venir s’en prendre uniquement aux partis d’opposition qui ont soulevé de vrais problèmes et qui sont dans leur droit. »

Pour Saleh Kebzabo, le président Déby doit ouvrir un débat pour organiser des élections transparentes, crédibles et inclusives.

source: RFI