L’État de l’Assam produit près de 50% du thé de l’Inde, et on le retrouve sur de nombreuses tables dans le monde. Mais depuis vendredi, les centaines de milliers de petites mains des jardins à thé refusent de reprendre le travail. Le gouvernement leur avait promis d’importantes augmentations du salaire journalier et les a annulées.

Abhijeet Majumdar, président du syndicat des travailleurs du thé Tarai Sangrami Cha, accuse les propriétaires de grandes exploitations.

 « Depuis 1951, le Tea Plantation Labour Act existe, dénonce-t-il. Il garantit en principe un salaire minimum, un logement et une école pour les enfants. Mais petit à petit, les employeurs ont pris une telle importance qu’ils peuvent refuser ces droits. Par exemple, ils paient aujourd’hui seulement 2 euros pour une journée de travail ! Vous vous rendez-compte ? »

Colère des agriculteurs

Les syndicats du thé ont annoncé qu’ils resteraient en grève jusqu’à ce que leurs demandes soient entendues. En parallèle, des manifestations de fermiers secouent l’Inde depuis deux semaines. Les agriculteurs se battent contre une nouvelle loi qui libéralise les prix de vente des fruits et légumes.

Dans le Punjab, les blocages de lignes de chemin de fer sont tels que l’État pourrait se trouver à court de charbon dans les jours à venir. C’est sans doute le plus grand mouvement social en Inde depuis le début du confinement.

Source: RFI