Incendie de NOTRE-DAME DE PARIS/ Incident naturel ou sanction divine ? Lire l’Editorial de Christian Kocani

Nous sommes « Notre Dame »

L’onde de choc qui a secoué une partie de notre monde, alors que Notre Dame de Paris était livrée à l’enfer des flammes, explique sans aucun doute le sursaut ‘’planétaire’’ de solidarité qui s’en est suivi. Fort heureusement, ce haut symbole historique de religiosité marquant également l’une des empreintes du génie, si ce n’est d’un peuple, du moins du genre humain, n’a pas succombé au sinistre. Ses bases sont, ‘’miraculeusement’’, demeurées fermes. De quoi alimenter les interprétations…

Ici, en effet, bien des gens vont se perdre en conjecture comme l’on pourrait aisément le deviner. D’aucuns, se persuadant d’être objectifs, attribueront ce salut au courage, à la ténacité et à la témérité des soldats du feu. D’autres, par contre, y liront une main salvatrice divine qui n’aurait pu supporter que soient calcinées quelque sainte relique. D’autres encore, peut-être les plus sceptiques voire superstitieux, pourraient y percevoir une sanction ou un châtiment mystérieux infligé à une société française quelque peu déliquescente, comme ici ou ailleurs, et qui peine à retrouver ses marques tant elle est confrontée à la fièvre des gilets jaunes et autres problèmes épineux. En tout cas, c’est selon…

Les humains sont très imaginatifs même lorsque les enquêtes finissent par donner leurs conclusions. Et dans le cas de l’incendie de Notre Dame de Paris, celles-ci sont attendues, quoiqu’il s’en trouvera toujours des esprits très inspirés qui s’interrogeront sur ce que nous pourrions appeler l’au-delà du ‘’pourquoi’’ ou de la ‘’causalité’’ évidente.

En moins de 72 heures, des centaines de millions d’euros ont été mobilisés (même en termes de promesses). Toute chose qui est à féliciter et à encourager. Comme il est à espérer que ce genre de solidarité ‘’planétaire’’ devienne une priorité, pour les décideurs et les âmes généreuses, à orienter aussi vers  certaines communautés humaines qui n’ont besoin que de quelques millions d’euros pour survivre ou subsister et  sentir qu’elles sont des êtres humains à part entière.

Combien de filles africaines attendent d’être, par exemple, ‘’gratuitement’’ vaccinées contre le cancer du col de l’utérus ? Un simple exemple tiré, évidemment, d’une légion. La réflexion est ouverte. Il faut, cependant, rester optimiste et surtout ne  jeter le feu sur personne.

Osons croire que l’humanité est assez mûre et sage pour savoir sauvegarder certes la mémoire, mais aussi le présent de l’humaine condition, pour mieux construire l’avenir.

Auteur: Nando Dapa

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